Abolition des postes de bibliothécaires dans les prisons fédérales : Book Club for Inmates tire la sonnette d’alarme

Publié par Litteraca | mars 22, 2026

Litteraca

Litteraca

le mars 22, 2026

Partager : Facebook Twitter LinkedIn WhatsApp

Alors que le gouvernement fédéral prévoit d’importantes compressions budgétaires, la possible suppression des postes de bibliothécaires dans les prisons fédérales canadiennes inquiète fortement le milieu de la littératie. L’organisme Book Club for Inmates interpelle Ottawa et rappelle le rôle essentiel de la lecture en milieu carcéral pour la réinsertion sociale.

Le Book Club for Inmates a récemment rendu publique une lettre ouverte adressée au ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangare, afin d’attirer son attention sur la possible abolition des postes de bibliothécaires dans les établissements correctionnels fédéraux. Cette mesure s’inscrirait dans le cadre des compressions budgétaires annoncées par le gouvernement fédéral, touchant plusieurs ministères et organismes.

Signée par plus de 2 000 personnes et organisations à travers le Canada, la lettre met en lumière l’importance des bibliothécaires en milieu carcéral et presse le ministre de renoncer à toute suppression de ces postes. Pour les signataires, ces professionnels jouent un rôle central dans le maintien d’un accès équitable à la culture, à l’éducation et à l’information pour les personnes incarcérées.

Les bibliothécaires ne se limitent pas à la gestion de collections de livres. Comme l’explique Tom Best, directeur général de Book Club for Inmates, dans une réaction rapportée par Radio-Canada, leur expertise est cruciale pour accompagner les détenus dans leur parcours de lecture.

 le simple fait de disposer de livres ou d’un accès numérique n’est pas forcément utile sans la présence d’une personne possédant les connaissances et les compétences nécessaires pour les guider et les orienter vers les bonnes ressources

Tom Best, source Radio Canada

Service correctionnel Canada doit faire face à des compressions budgétaires totalisant 132,2 millions de dollars sur trois ans. Si la rationalisation des finances publiques est présentée comme nécessaire, plusieurs acteurs du milieu communautaire et culturel craignent que la disparition des bibliothécaires en prison entraîne des conséquences durables sur les droits culturels et éducatifs des détenus.

📚 À lire aussi

Tags : ,

💬 Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *