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« C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien remporte le Prix du Roman Fnac 2026

lectures: 7 La trajectoire fulgurante de Thélyson Orélien franchit un cap décisif. Alors que son premier roman, C’était ça ou mourir, figure déjà sur les listes des distinctions les plus prestigieuses de la rentrée littéraire; du Goncourt au Renaudot, en passant par le Femina, le Médicis, le Décembre et le Goncourt des lycéens. L’écrivain québécois […]

3 min de lecture

La trajectoire fulgurante de Thélyson Orélien franchit un cap décisif. Alors que son premier roman, C’était ça ou mourir, figure déjà sur les listes des distinctions les plus prestigieuses de la rentrée littéraire; du Goncourt au Renaudot, en passant par le Femina, le Médicis, le Décembre et le Goncourt des lycéens. L’écrivain québécois d’origine haïtienne vient de remporter haut la main le Prix du Roman Fnac 2026.

D’abord révélé au Canada aux éditions du Boréal avant de paraître en France chez Grasset, l’ouvrage s’affirme comme le véritable phénomène des lettres francophones contemporaines.

L’adhésion conjointe des libraires et des lecteurs

Décerné par un jury exigeant composé de 400 adhérents et de libraires Fnac après une lecture attentive des épreuves de l’été, ce prix consacre une œuvre plébiscitée par le public autant que par la critique. Interrogé à cette occasion par L’Éclaireur Fnac, Thélyson Orélien a souligné la portée singulière de cette récompense :

« C’est un prix qui compte beaucoup pour moi, parce qu’il réunit à la fois le regard des professionnels du livre et celui des lecteurs. Il est décerné par 400 lecteurs qui découvrent les romans en avant-première : il y a donc une forme de mérite et d’engagement de leur part. »

Au cœur de cette fresque bouleversante se trouve Jonas Dorléon, professeur d’histoire-géographie acculé à l’exil. Lorsque son quartier de Carrefour-Feuilles s’effondre sous le joug de la violence des gangs, réduit à « un cendrier géant, un cimetière sans tombes », Jonas prend la fuite.

Pour tout bagage, il n’emporte qu’un sac de plastique dérisoire : son diplôm, trace irréfutable qu’il a existé, instruit et compté pour les siens. Son cahier de poèmes, un portrait de sa mère et un caleçon. Dans ce dépouillement extrême, ces quelques reliques deviennent le sanctuaire de sa dignité humaine et le moteur de son refus d’abdiquer face au néant.

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C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien : déjà le phénomène littéraire de 2026

Plus qu’un livre, un regard tourné vers l’humain

Le triomphe de Thélyson Orélien résonne bien au-delà de l’actualité des prix. Il incarne la vitalité éclatante d’une littérature transatlantique capable d’unir Montréal, Port-au-Prince et Paris dans une même exigence formelle. En transformant la douleur de l’exil en une expérience universelle de résilience, l’auteur rappelle la vocation fondamentale de la littérature : redonner un visage, un nom et une dignité à ceux que l’histoire voudrait réduire au silence.

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C’était ça ou mourir

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· Éditions du Boréal

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