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Thélyson Orélien réagit aux accusations de plagiat et d’IA

lectures: 5Accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle et d’avoir plagié plusieurs sources pour son roman C’était ça ou mourir, l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien sort du silence. S’il rejette catégoriquement le recours à l’IA pour la rédaction de son livre, il reconnaît des plagiats qu’il qualifie d’« erreurs de jeunesse » et présente ses excuses. Pressenti pour […]

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Accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle et d’avoir plagié plusieurs sources pour son roman C’était ça ou mourir, l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien sort du silence. S’il rejette catégoriquement le recours à l’IA pour la rédaction de son livre, il reconnaît des plagiats qu’il qualifie d’« erreurs de jeunesse » et présente ses excuses.

Pressenti pour un succès mondial avec la cession de ses droits à plus de 20 éditeurs dans 20 langues différentes, Thélyson Orélien voit son œuvre remise en question au cœur de la rentrée littéraire. Accusé d’avoir rédigé son livre à l’aide de l’intelligence artificielle, l’auteur réfute catégoriquement ces assertions : « On dit que C’était ça ou mourir a été rédigé par une intelligence artificielle. C’est une calomnie et une hérésie. J’ai eu recours çà et là à des outils pour des recherches, s’agissant notamment des idiomes étrangers. Mais aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine, pas plus que le sens ou l’ordonnance d’un récit qui vient de mes tripes. »

Plagiat et excuses : la reconnaissance d’« erreurs de jeunesse »

collage du livre Cetait ca ou mourir avec son auteur

Si l’auteur ferme la porte aux accusations liées à l’IA, sa position est différente concernant les accusations de plagiat. Il admet des erreurs « inacceptables », commises peu après son arrivée au Canada :

« J’admirais des rythmes, des manières de raconter, des phrases qui restaient dans ma tête pendant des jours. Mais admirer n’autorise pas à prendre, à m’attribuer des textes qui ne sont pas les miens. Je le regrette profondément et présente mes excuses sans réserve. »

Néanmoins, Thélyson Orélien ne s’est pas exprimé sur d’autres cas de plagiats présumés concernant des tribunes publiées dans le quotidien québécois La Presse. Après vérification interne et devant la persistance des doutes, le média a retiré les textes incriminés de son site internet.

« Je n’ai pas écrit ce livre pour gagner des prix ou devenir célèbre. Je n’ai rien à prouver aux gens qui m’accusent. J’espère simplement qu’on lira l’histoire de Jonas Dorléon pour ce qu’elle raconte, qu’elle permettra à ses lecteurs d’ouvrir leurs yeux et leur cœur sur le monde, sur ceux qui le peuplent. Quelle que soit leur origine.« 

Recentrer l’attention sur l’œuvre et le récit de l’exil

Souhaitant tourner la page de la polémique, l’écrivain appelle désormais à concentrer le débat sur la substance de C’était ça ou mourir. Le roman retrace le parcours éprouvant d’un enseignant haïtien contraint de fuir la violence de son pays natal.

Installé au Québec depuis 2010, l’auteur précise avoir débuté la rédaction du livre à l’automne 2017 pour en achever un premier jet en 2019. Pour Thélyson Orélien, cette œuvre demeure indissociable de son vécu :

« Ce roman vient de mes blessures et de celles des autres migrants. Cette blessure de l’exil dont on ne guérit pas. Ce roman en est le fruit, c’est le fruit de mon travail, c’est ma création. »

C’était ça ou mourir s’impose incontestablement comme le phénomène éditorial le plus retentissant et le plus polarisant de cette année 2026, avec un total spectaculaire dépassant les 117 000 exemplaires vendus à travers le monde. Porté par une exposition médiatique sans précédent liée aux controverses sur l’intelligence artificielle, le roman de Thélyson Orélien a littéralement conquis le marché français en s’écoulant à plus de 82 000 unités, s’offrant au passage le luxe de trôner au sommet de la rentrée littéraire devant les plus grands noms de l’édition. Cette onde de choc a largement dépassé les frontières de l’Hexagone, le livre consolidant son ancrage historique au Canada avec près de 10 000 exemplaires écoulés tout en rayonnant à l’international, où plus de 25 000 lecteurs de 23 pays différents ont répondu à l’appel. Qu’il s’agisse d’un succès de curiosité face au scandale ou d’un véritable engouement pour son récit, la trajectoire fulgurante de cet ouvrage.

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